Si, si, je vous assure.
Même que du coup le trajet passe beaucoup plus vite.
Pourtant, quelle logique ?
A l'aller: triste de quitter momentanément un lieu et une vie que je n'aime pas ?
Au retour: triste d'enfin revoir les gens que j'aime ?
Je ne sais pas si vous sentez à quel point ces phrases sonnent faux, mais en fait, c'est plus logique que je ne veuille bien le laisser entendre. (euh en passant, je décline toute responsabilité quant à une potentielle faute grammatico-conjugale juste là précédemment)
Tout d'abord, je suis chaque jour ou presque plus persuadée que la veille d'être une VRAIE dépressive. Non mais vous vous rendez compte ? DEPRESSIVE ! Nooooooonnnnnnn... Ben si hein. Je suis triste, je suis malheureuse, mes moments de bonheurs sont trop rares; enfin non: mes moments de gaieté sont trop rares pour faire pencher positivement la balance alors que les moments de bonheur n 'existent plus.
Je peux même vous prouver ce que j'avance en vous montrant le genre d'idées noires qui me traverse le ciboulot régulièrement:
je n'ai pas d'ami, ceux que je crois avoir n'en sont pas vraiment c'est évident. Et en plus je tourne le dos à tous les autres; je ne donne pas de nouvelle, je ne réponds jamais, je les tiens à distance. J'aime des gens qui ne m'aiment pas, qui ne lèvent pas le petit doigt pour moi alors que l'inverse est vraiment inversé à 300%. Je suis dans une merde psychologique et personne ne daigne s'y intéresser, sauf ma famille "proche" qui a tout compris même si je m'efforce de tout camoufler avec adresse. Je n'ai plus aucun repère, professionnel, social, affectif... Tout part en vrille et j'ai l'impression d'en être vraiment la cause intentionnée à hauteur de 50%.
Pffiou ça décoiffe ce genre de pensées, hein ?
Bon, notons que je n'ai pas tant d'adresse que ça puisque je suis démasquée à l'insu de mon plein gré, et on peut aussi noter les guillemets à proche étant donné que cet adjectif est vraiment, mais alors vraiment tout relatif. Notons également à quel point les pourcentages me plaisent, ce soir.
Mais comme je souris lorsque je corrige une phrase bourrée de "y" à la lyonnaise, je me dis que tout n'est pas perdu.


1 commentaires:
J'ai peur ! Mamaaaaaaaaaaaaaaaan !!!
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